Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 22:03

Moi je les connais, et elles me suivent

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10, 27-30

 

INTRODUCTION

Ce quatrième dimanche après Pâques est celui du « Bon Pasteur » qu'est Jésus. Ce thème, très riche, mérite d'être médité tant pour contempler la bonté du Pasteur pour nous que pour nous interroger sur notre capacité d'être, nous aussi, de « bons pasteurs » pour les autres.

 

RÉFLEXION POUR L'HOMÉLIE

1- L'image du pasteur

Au temps de Jésus, en Palestine, il y avait de nombreux pasteurs. On voyait souvent des bergers faisant paître leurs troupeaux dans les plaines ou sur le flanc des montagnes. On voyait comment ils conduisaient leurs brebis, comment ils en étaient écoutés et comment ils étaient attentifs à chaque animal. On les voyait s'occuper tout particulièrement des brebis malades ou estropiées, de celles qui s'étaient perdues et qui n'étaient pas rentrées au bercail. On en voyait même qui portaient une brebis sur leurs épaules soit parce qu'elle était trop faible, soit parce qu'elle avait un besoin particulier d'affection. Les jeunes brebis sont comme les petits chiens : ils ont besoin qu'on les prenne dans nos bras.

Il n'est pas surprenant alors que Jésus ait pris cette image du bon berger, image bien parlante pour ses contemporains.

 

2- Jésus est le Bon Pasteur

Quand on lit attentivement l'évangile de ce dimanche, on voit bien comment Jésus, le Bon Pasteur, exerce sa « pastorale » envers les brebis que nous sommes. On peut ramener à quatre caractéristiques principales cette pastorale.

a- D'abord, il y a l'écoute. Les brebis écoutent leur pasteur. Cela ne signifie pas que Jésus donne simplement des ordres, des commandements, et que nous les écoutons, que nous y obéissons, même si c'est aussi cela. Car, si Jésus le fait, c'est pour notre bien. Cela signifie également que nous devenons attentifs à sa Parole, celle qui est énoncée particulièrement dans les évangiles qui font écho à sa vie, ses actions et à ses enseignements. Écouter le Christ, c'est donc conformer notre vie le plus possible et de mieux en mieux au Seigneur lui-même.

Mais l'écoute s'exerce également dans l'autre sens, c'est-à-dire que non seulement les brebis que nous sommes écoutent le Berger, mais que lui aussi nous écoute. Il écoute nos désirs, nos besoins, nos attentes, nos projets, nos souffrances, nos joies, etc. Jésus, quand il vivait sur la terre, écoutait les gens de son temps : il les accueillait même la nuit (Nicodème), il soulageait les souffrances de toutes sortes (malades, infirmes, etc.), il écoutait la Samaritaine sur la margelle du puits de Jacob, il pardonnait aux pécheurs (Zachée, Matthieu, Pierre, la femme adultère, le paralytique au toit crevé, etc.) Bref, il écoutait leurs cris et s'efforçait d'y répondre en leur apportant le plus de bonheur possible.

Cette écoute, qui va et vient de Jésus aux brebis que nous sommes, est l'une des plus belles formes d'amour. Elle manifeste que Jésus nous aime et que nous l'aimons, nous aussi. Elle est faite d'attention, de compréhension, d'intimité même bien souvent.

b- Ensuite, il y a la connaissance. Le Berger connaît ses brebis. Non seulement il les appelle par leur nom, mais il connaît leur personnalité, leur caractère, leurs qualités et leurs défauts, leurs forces et leurs faiblesses. Il sait comment les aborder et comment ne pas les aborder. Cette connaissance découle directement de son écoute et de son amour. D'ailleurs, dans la Bible , la connaissance n'est jamais que cérébrale ou intellectuelle. C'est une connaissance du cœur, c'est-à-dire fondée sur l'affection, réciproque autant que possible. C'est cette connaissance que le Seigneur exerce envers nous, car il nous aime.

 

c- En troisième lieu, il y a la « suite du Berger » : les brebis le suivent, dit l'évangile. Dans le langage populaire, on parle même de « suivre comme des moutons ». La « suite » dont il est question ici n'est pas une « moutonnerie ». Elle est plutôt une manifestation de l'amour que nous témoignons au Christ, de la confiance que nous mettons en lui, de la sécurité et de la paix que nous trouvons à être avec lui. Encore là, c'est une forme d'amour bien particulière que de « suivre quelqu'un » : dans l'évangile, c'est souvent au terme de « disciples » que cette « suite » renvoie.

 

d- Enfin, et ceci est propre au Berger-Christ, le Bon Pasteur est capable de nous donner la vie éternelle. Non seulement il s'occupe de nous, non seulement il nous aime ici-bas, mais il nous aime assez pour nous faire partager sa propre vie même sur terre et, par la suite, au ciel : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, dit Jésus, a la vie éternelle »... dès maintenant. (Jean 6, 54) Vraiment notre Berger est un bon berger : il nous invite à vivre avec lui éternellement.

 

3- Nous sommes les pasteurs des autres

Ce que le Christ fait pour nous à titre de Bon Pasteur, nous sommes invités à le faire également pour nos frères et sœurs, pour notre prochain, pour nos communautés. Et cela tant sur le plan individuel comme disciples du Christ que sur le plan collectif comme communautés chrétiennes.

a- L'écoute. Nous sommes appelés à répandre la Bonne Nouvelle , à faire connaître l'évangile du Seigneur. Pas nécessairement en faisant des discours sur la place publique, mais par notre façon de vivre l'évangile tous les jours, par notre attention aux autres notamment aux plus faibles, par notre pardon à ceux qui nous offensent, etc.

Nous sommes invités également à ne pas avoir peur de présenter au Seigneur nos demandes, nos besoins, nos problèmes, nos joies et nos peines, en étant convaincus qu'il est là pour nous écouter et nous aider, pour nous comprendre.

Cette écoute réciproque, celle que nous donnons au Seigneur et celle qu'il nous donne, est l'une des plus belles formes de l'amour qu'il y a entre nous et le Bon Berger. Il ne faut surtout pas s'en priver.

 

b- La connaissance. Nous sommes appelés à connaître les brebis que le Seigneur nous donne. Les parents sont les bergers de leurs enfants, les éducateurs de leurs élèves, les patrons de leurs employés, les agents de pastorale de leurs « paroissiens », etc. Nous ne sommes pas de simples distributeurs de biens pastoraux à des gens qui nous les demandent. Nous sommes des bergers écoutants, aimants et connaissants. Nous savons, autant que possible, leurs noms (quoi de plus agréable que de se faire appeler par son nom.. et encore plus par son prénom!), nous connaissons la vie des personnes, leurs bonheurs et leurs difficultés, leurs forces et leurs faiblesses, et nous sommes là pour les accompagner dans ce qu'ils vivent.

 

c- La « suite de Jésus ». Nous sommes heureux quand les gens nous « suivent ». Comprenons bien : les gens ne sont pas des « suiveux », des « moutons », et nous ne sommes pas là comme un général d'armée qui se fait suivre pas ses soldats. Si les gens nous suivent, c'est qu'ils ont confiance aux pasteurs, aux parents, aux éducateurs, que nous sommes. C'est qu'ils voient en nous un exemple à imiter. C'est qu'ils découvrent en nous des valeurs qui nous font vivre et qu'ils seraient heureux d'inclure dans leur vie eux-mêmes. C'est qu'ils voient bien, au fond, que, nous-mêmes, nous nous sommes mis à l'école du Christ, que nous sommes branchés à lui, et que nous en sommes heureux. Et alors notre témoignage, tant personnel que collectif, devient une source de motivation importante pour les autres.

 

d- Le don de la vie éternelle. Enfin, à notre manière, nous leur donnons la vie éternelle. Qu'est-ce que cela peut signifier? Les pasteurs, au sens ecclésial du terme, donnent les sacrements, donnent en particulier le baptême, l'eucharistie, le pardon des péchés, l'onction aux malades, etc. N'est-ce pas autant de chemins que prend le Bon Pasteur pour nous donner sa vie? Et puis, si, par notre exemple, par notre manière de vivre, comme pasteurs, comme chrétiens et comme humains, nous inspirons aux autres un meilleur comportement, nous ravivons leur foi, leur espérance et leur charité, alors ne sommes-nous pas, nous aussi, des « donneurs de vie et de vie éternelle »?

Au fond, toute relation humaine véritable, et à fortiori chrétienne, faite d'écoute, d'amour, d'attention à l'autre, d'amour sincère, n'est-elle pas une forme de « pastorale » pour l'autre? Elle lui permet de grandir dans l'estime de soi et des autres et souvent dans l'amour du Seigneur lui-même.

 

CONCLUSION

En se présentant à nous comme le Bon Berger, le Christ ressuscité évoque en nous une image pastorale facile à comprendre. Comme le berger s'occupe de ses brebis, comme il s'en fait écouter et les écoute, comme il les connaît et les aime, ainsi le Seigneur s'occupe de nous, nous écoute, nous aime, et nous invite à le suivre jusqu'en vie éternelle. Et, à son exemple, il nous invite à notre tour, tant comme individus que comme communautés, à faire de même pour nos semblables.

 

Père Théo. BAYE !

 

 

Par Théophile Baye - Publié dans : homelies
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Samedi 21 avril 2007 6 21 /04 /Avr /2007 00:09

Jésus était là, sur le rivage

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21, 1-19

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

Ce troisième dimanche de Pâques nous met en présence principalement de Jésus ressuscité et de Pierre, le pêcheur, le renégat repenti, le futur chef de l'Église et le futur moribond, et le témoin courageux du Christ. À travers cette rencontre extraordinaire de Jésus avec Pierre et à travers son témoignage devant le grand conseil, c'est, au fond, notre propre vie qui défile... en compagnie de Jésus.

 

RÉFLEXION POUR L'HOMÉLIE

1- Pierre et Jésus

Le récit évangélique d'aujourd'hui suit Pierre presque à la trace. Faisons de même.

« Je m'en vais à la pêche. » Pierre, qui est pêcheur de profession, décide d'aller à la pêche. Il se trouve sur les bords du lac de Tibériade avec six autres compagnons de Jésus et, probablement, six autres pêcheurs. Ils taquinent les poissons toute la nuit sans rien prendre. Au petit matin, Jésus, ressuscité, se trouve sur la berge et invite les pêcheurs à jeter leurs filets « à droite de la barque ». On sait la suite : ils firent une très bonne pêche. Alors Jean dit à Pierre : « C'est le Seigneur! » Pierre, impulsif comme toujours, passe un vêtement et se jette à l'eau pour rejoindre Jésus au plus vite. Alors Jésus invite les disciples à manger du poisson et du pain avec lui. Un feu de braise était déjà tout prêt.

Scènes de la vie quotidienne : pêcher, déjeuner...

« Pierre, m'aimes-tu... » Ensuite, par trois fois, Jésus demande à Pierre s'il l'aime. Et lui de répondre : « Seigneur, tu sais bien que je t'aime. » Pierre, le triple renégat, fait une triple profession d'amour au Seigneur. Pierre, le pécheur, affirme qu'il aime le Seigneur.

Scène de foi : l'amour du Seigneur, celui qu'il donne à Pierre et celui qu'il reçoit de Pierre, est plus fort que son péché.

« Sois le berger de mes brebis. » Les commentateurs ont vu, dans cette parole de Jésus, la mission qu'il confiait à Pierre d'être le pasteur de son Église. D'ailleurs, on peut faire le lien avec l'autre parole du Christ : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. »

Scène d'envoi : le Seigneur a un plan pour Pierre.

« Quand tu étais jeune...; quand tu seras vieux... » Jésus prévient Pierre qu'un jour il ne pourra plus conduire sa vie à sa guise mais qu'il devra s'en remettre à un autre « pour mettre sa ceinture et le conduire là où il ne voudrait pas aller. » Et l'évangéliste Jean de conclure : « Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. »

Scène d'espérance et de réconfort : le Seigneur aime assez Pierre pour lui parler de sa mort et pour lui signifier qu'il sera avec lui jusqu'au bout et que sa mort le glorifiera.

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » Pierre, celui qui a renié Jésus par peur, par honte ou par gêne, on ne sait trop, une fois revêtu de la force de l'Esprit, devient capable de témoigner du Christ avec audace, avec enthousiasme, et même au risque de sa vie. Quelle différence entre le Pierre d'avant la Pentecôte et le Pierre d'après!

 

2- Jésus et nous

Ces quatre scènes, tirées de l'évangile de ce dimanche, scènes qui concernent directement Pierre, sont en même temps très révélatrices pour notre propre vie.

« Je m'en vais à la pêche. » Au cœur de nos activités quotidiennes les plus banales, le Seigneur est présent. Il s'intéresse à ce que nous vivons tous les jours, à ce qui nous arrive, à nos échecs (pas de poissons) et à nos succès. Il nous accompagne au cœur de notre vécu (le déjeuner).

Cette affirmation de foi est importante. Elle nous montre jusqu'à quel point le Seigneur nous aime. Il est comme un amoureux qui s'intéresse à tout ce que fait sa petite amie : il ne cesse de lui téléphoner à longueur de journée, il la voit le plus souvent possible, etc. Pour le Seigneur, le « téléphone » est constamment ouvert!

J'ai un ami pour qui tout est occasion soit de remercier le Seigneur (le soleil, la lune, une rencontre amicale, un service rendu, un bon repas, etc.), soit de le prier de l'aider (difficulté dans son travail, dans ses relations humaines, un accident, une tentation, etc.). Il est, pour ainsi dire, continuellement « connecté » au Seigneur.

Développer son réflexe de foi de façon à être continuellement en contact avec le Seigneur quoi qu'il nous arrive est simple mais constitue en même temps un chemin royal pour grandir dans l'amour du Seigneur, celui qu'il nous donne et celui que nous lui donnons.

« Pierre, m'aimes-tu... » Par cette question et par la réponse de Pierre, le Seigneur nous indique que son amour est bien plus fort que toutes nos bêtises, que toutes nos fautes, et qu'au-delà de nos péchés, c'est notre amour pour lui qui prédomine. Bien sûr, nous nous laissons aller parfois à des manques d'amour envers le Seigneur, le plus souvent par faiblesse, mais, quand nous grattons le fond de notre cœur, c'est notre amour pour le Seigneur que nous y trouvons. Et le Seigneur est heureux de le constater avec nous. Cette scène en est une d'espérance et de joie profondes, de joie pascale puisqu'elle nous fait « passer », comme Pierre, du péché à l'affirmation de notre amour pour le Seigneur.

Nous constatons tous les jours que nous sommes pécheurs. Nous habituer à demander pardon au Seigneur tout de suite après notre péché est une excellente habitude à prendre : « Seigneur, au-delà de ma faute, je sais bien que tu continues à m'aimer et tu sais bien que je t'aime. »

« Sois le berger de mes brebis. » Par cette affirmation, Jésus confirme Pierre dans sa mission de pasteur. Pour ce qui nous concerne, cette affirmation signifie que le Seigneur a un plan pour chacun et chacune de nous. Il a une mission à nous proposer au cœur de notre vie de tous les jours. Il nous envoie pour être, là où nous sommes et avec ce que nous sommes, les pasteurs des gens que nous côtoyons tous les jours : attention à l'autre, générosité, pardon, honnêteté, sincérité, aide, soins, etc., et surtout capacité de reconnaître le Seigneur dans l'autre, particulièrement dans le plus faible.

Nous avons, à différentes saisons de notre vie, à prendre des décisions importantes qui réorientent et même changent la trajectoire de notre vie. Pourquoi ne pas mettre le Seigneur dans le coup? Le prier de nous éclairer, de nous accompagner, de nous fortifier dans nos décisions, peut non seulement nous réconforter mais nous pacifier dans ce que nous avons à faire et à être.

« Quand tu étais jeune...; quand tu seras vieux... » Comme il l'a fait pour Pierre, Jésus nous indique, à nous aussi, que nous ne conduirons pas toujours notre vie selon notre bon vouloir, avec nos forces et notre énergie. Arrive un moment dans la vie où les circonstances (maladie, vieillesse, impotence, abandon, accident, etc.) nous amènent à nous dépouiller pour nous en remettre aux autres et, finalement, totalement à Dieu. Il suffit de visiter un foyer de personnes âgées, un centre de soins de longue durée, pour constater facilement que notre vie nous appartient de moins en moins et qu'une remise de son existence dans les mains du Seigneur est à la fois une cause de paix profonde et une manière de faire confiance au Seigneur en tout.

Nous préparer dès maintenant à ces tournants aussi difficiles qu'inévitables et le faire avec le Seigneur est sûrement une source de consolation et de réconfort, de confiance et d'espérance.

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. » Nous n'avons sans doute pas à témoigner devant les autorités de notre attachement au Christ, comme Pierre devant le grand conseil des Juifs. Mais la vie se charge, souvent au moment où on s'y attend le moins, de montrer aux autres que le Christ compte pour nous, que nous sommes croyants et fiers de l'être. Quand nous sommes appelés à rendre compte de notre foi ou de notre espérance en Dieu, nous défilons-nous, nous cachons-nous, nous excusons-nous, ou bien, au contraire, sommes-nous heureux de dire ou de montrer que le Christ est quelqu'un d'important dans notre vie?

 

CONCLUSION

Le Christ n'est pas mort pour toujours. Il est bien vivant et il nous accompagne tous les jours de notre vie et particulièrement aux grands tournants de celle-ci.

Par exemple, le Seigneur est là quand nous avons besoin de son pardon toujours disponible et surtout quand c'est bon pour nous de savoir qu'il nous aime toujours et quand il nous importe de lui dire également que nous l'aimons par-dessus tout.

Par exemple, quand nous nous situons ou nous resituons par rapport à nos états de vie, en sachant bien que le Seigneur y est fort intéressé.

Par exemple, quand la maladie ou la vieillesse nous dépouille petit à petit, ou subitement, de nos forces et de notre mobilité, il fait bon de savoir que le Seigneur est toujours là et que notre situation peut devenir un hymne de louange à son Nom.

Par exemple, quand nous sommes appelés à témoigner humblement ou fièrement de Lui devant les autres.

 

 

Père Théo. BAYE !

 

 

 

 

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